samedi 14 juin 2008
Un socle à base de Kafka
Par Iguel, samedi 14 juin 2008 à 14:48 :: Global
Pour dans deux semaines, je doit avoir écrit une nouvelle relativement conséquente sur un sujet traumatique au possible. Pour le moment pas de problème, j'ai ma trame, mon scénar, ça se goupille bien... Sauf qu'il me faut le style de texte.
L'une des difficultés que je rencontre souvent, c'est le mimétisme de style : je lis une oeuvre, inconsciemment je me dirige vers un cheminement similaire, un goût pour les mêmes intrigues et surtout, un vocabulaire qui n'est pas le mien qui se surajoute à la rédaction.
C'est donc pour ça que je me prend tôt à la lecture d'inspiration, car sinon, trop vite, le copier/coller involontaire n'est plus un concept mais une réalité. L'histoire étant déjà goupillé, la rédaction ne me prendra je pense pas longtemps.
Je divise donc mon écrit en trois temps :
Le premier temps consiste à lire des textes portant sur un sujet similaire à celui choisi. C'est en plus le bon moment pour découvrir de nouveaux auteurs, jusque ici inconnu au bataillon et parfois très différent du style "que l'ont sait aimer". Dans le cas actuel, j'ai découvert hier "La Métamorphose" de Franz Kafka.
Le deuxième temps, va être quelque chose que je n'ai encore jamais fait véritablement, c'est écrire une micro nouvelle, basé sur les mêmes sentiments pour produire un résultat similaire à celui désiré pour la grande qui viendra par la suite. Jusque ici, mes débuts de textes faisaient cet office de bouc-émissaire et presque à chaque coup, la première, voir les deux premières pages écrite, n'étaient plus bonne que pour la poubelle.
Le troisième temps va donc être l'écriture de la fameuse nouvelle destinée à Trauma N°2 prévu (normalement) pour la Japan Expo 2008 (3, 4, 5 et 6 juillet). Il va falloir que je me lance à fond dedans, et je l'écrirait de toute évidence dans la foulée direct de celle "à produire" du second temps.
Plus au dessus j'ai dit avoir lu "La Métamorphose" de Franz Kafka. C'est une nouvelle sincèrement intéressante, dans le sens où l'on s'attend à découvrir l'histoire d'un humain se transformant en monstre. Mais rapidement, la conclusion est toute autre :
On comprend que Kafka, par la "caricature" de la situation de Gregor (dans le sens de sa situation, car la description de ses sentiments et de sa transformation est criante de vérité), on découvre un regard critique et réaliste sur la mise à l'écart et l'emprisonnement que provoque la différence entre la perception de l'individu est celle de la société. La déshumanisation d'un être humain à cause de sa forme physique, et le rejet inévitable mais pourtant impossible.
Une mise en avant d'un comportement de non-acceptation de l'être comme il est qui ne pardonne aucun détail.
Iguel
(Si vous êtes intéressé de lire "La Métamorphose" de Kafka, le texte intégral est disponible sur le site du Ministère des Affaires Etrangères ICI)