Naya blog

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mercredi 30 juillet 2008

Il se prépare une drôle d'histoire

Le StudioAffects est une drôle d'aventure.

Au départ il y eut MaLisa qui faisait sa BD pour le fanzine Kejhia. Ensuite, est venue l'idée de monter notre propre studio pour éditer nos dessins et nos textes.
C'était il y a un an. Aujourd'hui, à force de rameuter nos copains et copines le studio s'étoffe en talents et les collections s'enrichissent.
Au départ donc MaLisa, Iguel et moi. A la technique Elek et à la bidouille informatique Tigriss. La famille donc, malheureusement incomplète, les chats ayant refuser de faire autre chose que de nous inspirer.

Vinrent ensuite s'ajouter soit pour de bon soit en gueststar-et-on-verra-plus-tard,
Virgilles, dessinateur de talent que nous a déniché pour notre plus grand bonheur Adan,
Springdragon légende de fanzine dessinatrice et amie zaussi de MaLisa,
Et parmi les fidèles de ce blog,
Chrixcel magicienne des mots.
DieuDesChats et Delph correctrices éclairées (hommage à DDC qui me soutient dans mon écriture depuis mes débuts sur le forum de BSC)
et dernière en date
ALaLueurD'unPhotophore, conteuse en mouvement perpétuel.
Plus quelques noms que je ne peux pas encore citer même ici dans mon intimité. ;)

Je sais, c'est pas modeste de dire ça, mais c'est la vérité quand même les retours qu'on a sur notre travail sont plutôt encourageants. Alors, on est vraiment motivé.

Nos stands sont d'ores et déjà retenus pour différentes dates: Paris Manga, Chibi Japan Expo, etc… et surtout pour l'Harajuku qui se tiendra dans le parc de Paris Bercy parallèlement au festival BD Delcourt.

Ce we là, on va, grâce à notre conteuse préférée faire nos premiers pas en animation autour d'un objet étrange qu'on appelle un kamishibaï. C'est un petit théâtre portatif japonais où l'on fait défiler les illustrations tout en contant le texte qui est imprimé au verso.



Vous êtes donc tous invités à venir nous voir, l'entrée est gratuite bien entendu et c'est l'occasion pourquoi pas de vous faire un petit pique nique dans l'herbe tendre et parisienne avant de venir nous écouter.

Ce sera le samedi 13 et dimanche 14 septembre. Toute la journée.

Pour plus d'infos sur le studio c'est sur studioaffects.fr

vendredi 18 juillet 2008

Les mots qui s'échappent ailleurs




Je fais ma crise de blog.
Je sais pas trop quoi vous dire et je ne vais plus vers les autres. Ça passera j'imagine parce que ce blogounet et moi ça fait un bail que ça dure.

Un petit tour sur les blogamis et ma journée bloguesque se termine. De temps en temps je tente une note et puis… non, finalement je jette. Je ne sais plus quoi raconter. Je retourne alors à mes mails pour répondre en général aux mails des blogueuramis dont une bonne part d'exblogueurs mais toujours amis, puis je file sur word pour écrire des histoires.

Parce que des histoires j'en ai plein à écrire. Depuis que StudioAffects est entré dans ma vie, je lui consacre le plus clair de mon temps.
Et puis je les vend. Oh, certes pas autant qu'on marchand vendrait du sable dans le désert mais presque. N'empêche que j'aime ça. On attend le client, on parle avec lui, on passe notre temps avec des auteurs et des dessinateurs. De temps en temps, le bonheur c'est quelqu'un qui vient me dire qu'il a aimé mes histoires.

Mes chers blogueuramis, gens de belles lettres et de beaux pinceaux, je n'ai de cesse que de tenter de vous convaincre de venir batifoler avec moi.

lundi 7 juillet 2008

Par dessus les moulins



J'aime bien cette expression: jeter son bonnet par-dessus les moulins et puis ça me va bien ces jours ci. Je vais donc jeter mon bonner par-dessus les moulins.

J'ai juste pas le droit d'oublier ma maladie. Elle me gonfle celle là. Elle veut que j'y pense tout le temps mais en échange elle m'a permis de me dépouiller de vieux carcans. Voici donc mon manifeste pour le futur.

Je revendique haut et fort le droit d'envoyer au diable une famille maltraitante qui a fait que je suis malade aujourd'hui. Quel bonheur que leur absence de réaction face à ce qui m'arrive. Adieu la pression culturelle. Pendre soin des vieux jours de ces gens là ? Mais au nom de quoi ? Au nom de ce que je leur dois ? Vive la liberté.

Je m'interdirai dorénavant de me sentir coupable d'écrire. Ça ne pose pas de problèmes à l'homme que j'aime (C'est d'ailleurs lui qui chaque jour me pousse à écrire)et plus je me montre, plus on me dit que j'ai du talent, je vais finir par le croire et tant pis si c'est pas vrai.

Je ne serai plus jamais une feme de devoir. Je m'accorde le droit de penser à ce que j'ai envie autant qu'à ce que je dois faire. Force est de me rendre compte que j'ai beaucoup donné et qu'on ne m'a pas dit beaucoup merci. Il faut savoir donner à ceux qui savent dire merci, même s'il ne faut pas être exigeant sur la façon de le dire. Les gens les meilleurs sont souvent ceux qui encaissent sans se plaindre, je serai désormais attentive plus à eux qu'aux autres.

Je ne serai plus jamais conciliante dans ce que j'écris. Que ce soit ici ou ailleurs. J'essaie d'être la plus exigeante possible dans mon travail. Si ça plait pas tant pis. Si j'intéresse un éditeur, il n'y aura pas de compromis. Je n'écrira pas ce qui ne me plait pas et tant pis si aucun éditeur ne veut de moi.

Qu'on se le dise, le prochain qui me dit que je suis vieille, je lui pète sa gueule. Avant j'étais trop jeune, après j'avais des gosses et maintenant je serais trop vieille ? Je veux plus de ça. Je suis une emmerdeuse, une artiste et ma sexualité se porte très bien. Et oui; y'a encore des jeunes mecs pour me draguer et avoir envie de moi, si y'en a que ça gène et ben c'est plus moi. Je vais pas en avoir honte non plus. Après tout, Marguerite Duras avait du talent et une gueule de crapaud mais jusqu'au dernier jour elle faisait encore rêver des amants. Je n'ai ni son talent ni sa tronche mais l'exemple laisse de la latitude.

Suite dans la prochaine note. Y'a des projets dans l'air. Je vous raconterai.

Dernier détail: mes oeils n'ont pas encore retrouvé leur lucidité, pardonnez moi donc pour les temps à venir encore quelques fautes. Finalement c'est pas si grave d'en laisser, ça vaut pas le coup d'arrêter d'écrire.